Depuis maintenant plus de sept jours, les leaders de parti nous bombardent de promesses qui leur coûteront des milliards de dollars lorsqu’élus. Mais comment financer ces promesses ?
Une des priorités, l’éducation.
Le chef du parti Québécois veut investir 450 millions$ dans la réfection des écoles primaires qui en ont grandement besoin. Les universités québécoises sont les plus pauvres au Canada avec des budgets 50% plus faibles que nos voisins ontariens. OUI à l’accroissement des budgets des écoles primaires, secondaires et universitaires mais NON au dégel des frais de scolarité. Si le parti québécois prend l’engagement d’investir dans l’éducation sans faire davantage payer les utilisateurs, quels autres programmes gouvernementaux écoperont?
L’ADQ, pour sa part, propose d’éliminer les commissions scolaires et de réinjecter les économies ainsi faites dans l’éducation. Enfin un parti qui soutient ses promesses par des actions. Cependant, qui comblera les postes éliminés ? Mario Dumont propose de transférer la charge aux écoles ainsi qu’aux municipalités. Peut-on se questionner sur l’économie réelle de cette action ?
Le Parti Libéral, pour sa part, nous promet d’ajouter des heures d’enseignement afin de mieux former nos enfants. Combien cela coutera-t-il ? Monsieur Charest a sûrement une réponse mais est bien loin de nous en informer. Pour l’instant, le problème est le manque de main-d’œuvre, pas l’argent. Si cette promesse se réalise, ceux qui écoperont seront les professeurs actuels, qui en ont déjà marrent de tout ce qui se passe. Comment encourager la relève à se diriger vers une profession où les employés actuels sont à bout ?
Les leaders savent bien que l’éducation est primordiale au maintien de notre rang social face à l’élite internationale. Ils savent également qu’une population instruite leur assure des revenus à long terme. Ils sont aussi conscients que leur budget global demeurera relativement fixe pour les années à venir. Comment rempliront-ils leurs promesses ? À la prochaine élection, les partis d’opposition pourront, à leur tour, traiter le gouvernement sortant de menteur.